Vive l'échographie : sondée devant son fils
Pêché dans "La révolution intérieure. Psychologie de la grossesse et de la maternité", de Corinne Antoine, eds Larousse 2007, p.36 :
Cette psychologue clinicienne, hypnothérapeute, raconte "un cas" :
" Madame C., déjà mère d'un garçon de sept ans, est enceinte de cinq mois. Elle décide dans le but de préparer son fils à la venue du bébé qu'à la prochaine échographie, elle l'emmènera pour qu'il "découvre la photo de sa petite soeur". La première curiosité pour l'enfant débute avec la sonde vaginale. Même si les précautions d'usage avaient été respectéespour que l'enfant ne voit pas sa mère découverte, le garçonnet resta stupéfait et interrogatif sur le trajet de la sonde. Il répéta à plusieurs reprises : "Tu as mal, maman ! Tu as mal, maman !". L'enfant ne comprit pas grand-chose de l'image bizarre qu'il vit à l'écran. Il eut d'ailleurs un recul physique et fit des grimaces attestant de sa difficulté face à la scène. Une seule phrase sortit : "C'est ma soeur ce truc !". Même si les parents s'interrogent sur la préparation nécessaire que l'aîné doit recevoir pour que la naissance du puîné soit bien acceptée, ils ne doivent pas oublier de respecter l'âge de l'aîné et doivent tenir compte de sa capacité de compréhension. Il faut savoir que l'enfant lui aussi imaginera sa soeur, en rêvera, l'idéalisera et que dans tous les cas, les enfants ne peuvent concevoir que leur alter ego puisse avoir cette image déformée. "
Mais est-ce bien cette image déformée qui a choqué l'enfant ? Clairement ce qui l'a le plus choqué c'est "le viol" de sa mère sous ses yeux. Ce qui est inconcevable c'est que l'échographiste n'ait pas eu assez de jugeote pour reporter cet examen invasif à une autre fois et qu'il l'ait fait quand même sous les yeux du petit garçon. Ce qui est inconcevable c'est que la mère ait laissé faire cet examen invasif devant son fils. Il n'y a pas si longtemps on s'en passait très bien de la sonde endovaginale. Nous n'en aurons donc jamais finit d'examens de plus en plus invasifs, quitte à choquer un petit enfant ? Imaginez que des parents montrent un film érotique suggestif à leur enfant de sept ans avec une scène semblable .... la dénonciation à la DASS serait immédiate, tout le monde crierait à l'horreur, à l'abus, à l'indignation. L'enfant fait-il la différence entre le film érotique et l'examen médical ? On dirait bien que non.
Publicité