Un bébé enlevé par douze gendarmes
Le BooB du 27 janvier 2009 rapporte des faits divers, qui mis à bout à bout se transforment en divers faits, illustrant plutôt bien la nouvelle théorie de Dominique Dupagne sur l'éclatement de la "bulle médicale" ...
Pêché dans Yahoo actualités, alerte info du 21/01/09. En résumé (mais lisez l'article) :
Or donc, le 7 janvier est née Julie au CHU de Clermont-Ferrand. Patatra, 5 jours plus tard alors que mère et bébé sont encore au CHU un prélèvement sanguin montre un taux de l'hormone thyroïdienne THS légèrement surélevé. L'équipe soignante décide unilatéralement de garder le bébé pour refaire un examen 2 jours plus tard. Mais le couple souhaite réintégrer son foyer, rien que de très normal 5 jours après la naissance quand tout va bien - mis à part une analyse un peu au-dessus de la norme. Le couple propose donc de faire faire cette analyse à l'extérieur dans un labo. Refus du CHU, ils veulent les garder hospitalisés. Refus des parents, ils rentrent à la maison.... Le 14 janvier, c'est Apocalypse now : 12 gendarmes escortant une ambulance viennent enlever le bébé de force pour le mettre en placement au CHU. Le 16 janvier, le nouveau prélèvement est nickel, ce qui n'empêche que les parents ne retrouveront leur enfant que 5 jours plus tard. Tout ça grâce à qui ? A une dénonciation du CHU dans laquelle il paraitrait que le couple mettait en danger leur enfant et étaient incapables de s'en occuper... Le procureur est tombé dans le panneau tête baissée, confondant la parole d'un médecin avec une preuve.
Vous avez bien compris hein ? Donc, vous arrivez en toute confiance à la maternité, vous fermez les yeux, et vous obéissez à tous les gentils zorros et zorrottes de l'équipe sans vous faire remarquer. Mais si vous avez le malheur de contester une décision (non non, vous ne décidez rien vous, faut pas rêver), même si elle coûte de l'argent inutilement à la sécu (deux jours d'hospitalisation en plus), ce sont les gendarmes qu'on vous envoie, mauvaise graine de futurs anarchistes va !
Le prix intersidéral du Zéro absolu revient sans conteste au Procureur de la République. Mis au pied du mur de l'immensité de l'erreur, celui-ci a pris un tel coup de froid que son cerveau mué en bloc de glace a déclaré sans ambages :
"L'erreur dans la prévention ce n'est pas une erreur ".
En courant à toutes jambes dans la direction opposée à celle des droits fondamentaux des individus et de la présomption d'innocence, voilà qui pourrait nous mener très loin.
Publicité