Contraception, chasse gardée
Pêché sur le site du SYNGOF, communiqué du 14 avril 2009
" Le SYNGOF alerte les sénateurs sur les dangers d'élargissement des compétences de prescription de la contraception aux sages-femmes, infirmières, et pharmaciens.
Les médecins gynécologues accoucheurs du SYNGOF souhaitent attirer l’attention des Sénateurs sur les risques que porte une telle disposition au regard de la santé des femmes et particulièrement des plus jeunes.
Ces missions sont actuellement assurées avec compétence par les médecins, généralistes ou gynécologues. La prescription de la contraception et son renouvellement, avant l’acte de prescription lui-même, permettent, avec régularité, lors d’un examen clinique complet, à un médecin sensibilisé à ces problématiques, de dépister notamment des cancers gynécologiques, mais aussi de découvrir certaines maladies sexuellement transmissibles ou des pathologies moins évidentes (diabète, dysfonctionnements hormonaux). "
On parle de contraception, surtout chez des femmes toutes jeunes ou des jeunes filles, et qu'est-ce qu'ils répondent ? Cancer et autres horreurs ! Obnubilés par la pathologie. Rien n'empêche une femme de faire une visite de contrôle tous les deux ans chez un gynobs tout en faisant renoulever sa contraception par une sage-femme ou même le pharmacien. Par contre un examen clinique complet tous les 6 mois, surtout chez "les plus jeunes", ne sert qu'à augmenter le nombre de consultations. Un peu comme le dépistage du cancer du sein, tous les deux ans dans le dépistage organisé gratuit c'est pas trop mal d'après la revue Prescrire, tous les 6 mois ou un an , ou avant 50 ans, chez les libéraux ,c'est nocif, trop de faux positifs. Et en plus ça fait mal au porte-monnaie. Si une femme a un truc qui cloche, elle va en général consulter, pas de panique. Qu'une carotte ne sente pas les dents du lapin, c'est fort probable. Qu'une femme ne sente pas que ça la démange que ça la gratte que ça la brûle ou que ses règles sont complètement fantaisistes, c'est plus rare, sauf si elle se prend pour une carotte.
" Les sages-femmes ont pour mission de suivre la grossesse normale mais surtout, elles sont le maillon indispensable de l’accompagnement de la femme lors de son accouchement et de l’accueil du nouveau-né. C’est d’ailleurs le sens de cette profession. "
Et hop, proprement remises à leur place les sages-femmes. Leur place est parfaitement cadrée et même encadrée, et pas question qu'un doigt de pied dépasse du cadre, sinon le gynobs siffle la fin de la récré.
" De plus, la pénurie actuelle de sages-femmes dans les salles de naissance met déjà aujourd’hui en péril le fonctionnement des maternités publiques et privées et donc la vie des accouchées et de leur enfant. Eloigner les sages-femmes des salles d’accouchement et des blocs obstétricaux ne permettrait plus à l’équipe qu’elles constituent avec les gynéco-obstétriciens, d’assurer une prise en charge de qualité des parturientes, tâche pour laquelle elles sont compétentes et formées. "
Tout le monde sait bien que dans le secteur privé les sages-femmes ne font pas les accouchements, pardon les extractions, car le gynobs rapplique dans les dernières minutes. Mais ne voilà-t-il pas que tout soudain, quand ça les arrangent, les sages-femmes deviennent indispensables et même garantes de la vie des femmes et des bébés ! Comment ?! Nous étions convaincue-s que seul-e-s les gynobs nous sauvent la vie. Les sages-femmes aussi ? Ca alors, on en apprend tous les jours. Le bâton d'abord, suivi d'un coup de brosse dans le sens du poil, et le tour est joué, les sages-femmes sont dans leur poche ... du moins le pensent-ils ...
" Le SYNGOF demande donc aux Sénateurs de revenir sur cet élargissement des compétences de prescription de la contraception aux sages-femmes, infirmières et pharmaciens."
C'est une manie du SYNGOF de faire appel aux sénateurs ? On espère que les diverses organisations de sages-femmes auront fait de même !
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