Conflit de têtards : la pénurie de spécialistes arrangeait les gynobs libéraux
Pêché dans " L'hôpital malade de la rentabilité", de A. Grimaldi, eds fayard 2009.
Dès le chapitre 1, Grimaldi part en guère contre le fameux numérus clausus, géré à si courte vue qu'il a créé la pénurie de médecins actuelle. D'après lui cette pénurie était tout à fait volontaire, du moins chez certains, p.18-19 :
" A gauche, certains économistes et gestionnaires, dont Jean de Kervadoué, ancien directeur des hôpitaux, et Gilles Johanet, ancien directeur de la sécurité sociale, estimaient qu'en matière de santé, l'offre déterminait la demande. Autrement dit, si on diminuait le nombre de médecins, il y aurait moins de patients ou, du moins, moins de consultations et moins de prescriptions ! [...]
A droite, en revanche, les arguments en faveur de ce système étaient plus matérialistes. Les représentants des syndicats libéraux expliquaient que la pléthore médicale risquait, par le jeu naturel de la loi de l'offre et de la demade, de paupériser les médecins. Pour que ceux-ci conservent un revenu financier enviable, il fallait, estimaient-ils, réduire leur nombre, en particulier celui des spécialistes. L'Histoire leur a donné raison. Il suffit de rappeler la déclaration cynique du président du syndicat des gynécologues et obstétriciens libéraux [syngof] : " Si les patientes ne veulent pas payer les dépassements d'honoraire en clinique, elles n'ont qu'à aller se faire soigner à l'hôpital par des médecins à diplômes étrangers. " (Le Monde, 2 spetembre 2006). "
Qu'est qu'il a les idées mal placées le prof Grimaldi, tout le monde sait bien que les gynobs ne bossent que pour le bien des mères et des bébés ...
Publicité