Tout au fond de la misère humaine
Pêché sur libération du 07/05/2009, "Relaxe pour la mère toxicomane d'un enfant handicapé" :
Une femme de 43 ans, héroïnomane, dont l'enfant de 4 ans a une dégénerescence du cerveau irréversible. L'enfant polyhandicapé est placé dans une famille d'accueil. Le Conseil général avait porté plainte, sur un soupçon de maltraitance, pour "blessures involontaires ayant entrainé une invalidité". Le tribunal a prononcé la relaxe avec les arguments suivants :
"De multiples causes pouvaient expliquer cette dégénérescence et qu'en l'absence d'avis d'un neurologue rien ne démontrait la relation de cause à effet entre le comportement de la mère et le handicap de l'enfant"
"Le juge a précisé qu'on ne pouvait pas étendre les comportements à risque à des fautes pénales"
Mais ce qu'il faut lire surtout, ce sont les commentaires des internautes à cette décision de justice. Il y a tellement de choses que l'on ne sait pas. Pourquoi a-t-elle commencé à se droguer ? A la naissance, tout en découvrant que le bébé était dépendant à l'héroine, les médecins ont-ils essayé de proposer un traitement de sevrage à la mère ? Cette femme voulait-elle cet enfant, ou bien est-ce un accident ? Dans quelles conditions vit-elle ? Tant de questions sans réponses. Et pourtant les jugements à l'emporte-pièce vont bon train. Certains n'hésitent pas à perdre le sens de la mesure en mettant l'héroine et le tabac au même niveau, comme si le tabac détruisait le cerveau comme l'héroine. Jusqu'à celui-ci qui se plaint : à cause de l'irresponsabilité de cette femme, c'est la société, donc nous, c'est à dire lui, pauvre petit, qui doit prendre en charge l'enfant handicapé. Pas beau l'avion. Et si cette femme avait été condamnée, ça aurait servi à quoi ? A rien, absolument rien, puisque l'enfant est là. Trop tard. Ca aurait servit d'exemple pour les autres ? Très douteux, une personne dépendante à l'héroine n'a plus un comportement normal, la drogue lui prend la tête. Quant à la mère, si elle n'est pas condamnée, elle est de toute façon damnée, dans l'enfer de l'héroine. Et les trafiquants de drogue ? Car si elle prend de l'héroine cette femme, c'est bien qu'elle la trouve quelque part. Mais curieusement personne n'en parle. Les trafiquants ne sont sans doute pas responsables de déglinguer des gens, la société n'est pas reponsable de ne pas parvenir à arrêter ces trafics.
Dans le passé on avait des enfants comme une fatalité. Chez ces gens là, les riches et les aisées, les femmes étaient déjà abreuvées de conseils en tout genre pour produire de beaux enfants, et coupable de ne pas réussir une production parfaite. Chez les miséreux, pas de conseil. Il fallait bien continuer à survivre, à travailler trop dur, à ne pas manger à sa faim.
Une femme de 43 ans, héroïnomane, dont l'enfant de 4 ans a une dégénerescence du cerveau irréversible. L'enfant polyhandicapé est placé dans une famille d'accueil. Le Conseil général avait porté plainte, sur un soupçon de maltraitance, pour "blessures involontaires ayant entrainé une invalidité". Le tribunal a prononcé la relaxe avec les arguments suivants :
"De multiples causes pouvaient expliquer cette dégénérescence et qu'en l'absence d'avis d'un neurologue rien ne démontrait la relation de cause à effet entre le comportement de la mère et le handicap de l'enfant"
"Le juge a précisé qu'on ne pouvait pas étendre les comportements à risque à des fautes pénales"
Mais ce qu'il faut lire surtout, ce sont les commentaires des internautes à cette décision de justice. Il y a tellement de choses que l'on ne sait pas. Pourquoi a-t-elle commencé à se droguer ? A la naissance, tout en découvrant que le bébé était dépendant à l'héroine, les médecins ont-ils essayé de proposer un traitement de sevrage à la mère ? Cette femme voulait-elle cet enfant, ou bien est-ce un accident ? Dans quelles conditions vit-elle ? Tant de questions sans réponses. Et pourtant les jugements à l'emporte-pièce vont bon train. Certains n'hésitent pas à perdre le sens de la mesure en mettant l'héroine et le tabac au même niveau, comme si le tabac détruisait le cerveau comme l'héroine. Jusqu'à celui-ci qui se plaint : à cause de l'irresponsabilité de cette femme, c'est la société, donc nous, c'est à dire lui, pauvre petit, qui doit prendre en charge l'enfant handicapé. Pas beau l'avion. Et si cette femme avait été condamnée, ça aurait servi à quoi ? A rien, absolument rien, puisque l'enfant est là. Trop tard. Ca aurait servit d'exemple pour les autres ? Très douteux, une personne dépendante à l'héroine n'a plus un comportement normal, la drogue lui prend la tête. Quant à la mère, si elle n'est pas condamnée, elle est de toute façon damnée, dans l'enfer de l'héroine. Et les trafiquants de drogue ? Car si elle prend de l'héroine cette femme, c'est bien qu'elle la trouve quelque part. Mais curieusement personne n'en parle. Les trafiquants ne sont sans doute pas responsables de déglinguer des gens, la société n'est pas reponsable de ne pas parvenir à arrêter ces trafics.
Dans le passé on avait des enfants comme une fatalité. Chez ces gens là, les riches et les aisées, les femmes étaient déjà abreuvées de conseils en tout genre pour produire de beaux enfants, et coupable de ne pas réussir une production parfaite. Chez les miséreux, pas de conseil. Il fallait bien continuer à survivre, à travailler trop dur, à ne pas manger à sa faim.
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