L'accouchement inopiné vu par les urgentistes
Pêché sur un blog d'infirmiers et urgentistes, que faire quand le SMUR est appelé pour un accouchement inopiné :
" L'appréciation clinique est difficile du fait des conditions d'intervention, de la panique qui règne sur les lieux. "
Et si on arrêtait de paniquer ? Ce n'est pas dangereux à ce point non plus, rien à voir avec une crise cardiaque.
" Si la patiente n'est pas transférable il faut l'installer le plus correctement possible afin de faciliter le travail de l'équipe et optimiser au maximum les contractions. Le temps de l'expulsion sera ainsi diminué" .
Et de l'installer exactement comme préconisé par la coordination des sages-femmes dans la perle précédente. Faciliter le "travail" de l'équipe certes, pour ce qui est du reste il est permis d'en douter.
Dans la suite du document, la dame est monitorée, sondée d'office, perfusée, brassard de tension, poche des eaux percée, vulve aspergée de désinfectant, et épisiotomisée si périnée trop tonique, et bien sûr poussée-dirigée, car il est bien entendu que ni elle ni le bébé n'ont aucune compétence en la matière. Mais voilà le plus cocasse :
" Parfois, la position d'attente allongée sur le dos provoque une perte de connaissance de la maman, due à la compression de la veine cave. Pour faire revenir la parturiente à elle, il suffit de l'allonger sur son côté gauche pour libérér la veine cave. "
Mais c'est seulement si la chochotte tourne de l'oeil hein, sinon on continue à les mettre sur le dos, c'est plus pratique pour l'équipe.
Allez, il faut leur reconnaître quand même une grande qualité : ils ont souvent à intervenir pour des naissances prématurées. Mais justement, faciliter l'irrigation sanguine, ça serait-y pas mieux dans tous les cas, surtout pour des bébés prématurés ?
Question : qui décide de la formation des urgentistes ? Réponse : la coordination nationale des sages-femmes bien sûr ;-)
Publicité