Le goujat fait des adeptes

Publié le par Claire & Betty B.

 

Secret du 21e siècle.

 

Une jeune femme nous écrit :

 


 

Je lis régulièrement votre blog plein d'humour... si tant est qu'on puisse rire de certaines pratiques ou propos franchement aberrants... Je bondis souvent à la lecture de certaines notes, particulièrement celles qui concernent les "goujats" de gynécos, puisque j'ai moi-même croisé un beau spécimen pour la naissance de mon 2ème enfant. La 1ère naissance avait été très frustrante, très longue, sous péri, allongée pendant des heures, passive quoi. Je ne voulais pas de ça pour le 2ème.

 

A J+2, monito de contrôle. Le goujat (que je n'avais jamais vu) arrive, ne me dit pas bonjour, regarde l'écho et me dit : "Ouh là ! gros bébé ! On va déclencher !", tout en mettant ses gants pour me faire un petit décollement des membranes (du moins l'ai-je supposé...). Que nenni, je ne veux pas de déclenchement, tout va bien. Réponse du goujat :

 

"Ah oui d'accord, vous êtes du genre à penser que la nature fait mieux les choses que nous ? Vous pensez me donner des leçons avec vos 2 pauvres grossesses ?".

 

Tout en finesse.  Après discussion agitée et moults insultes envers la future jeune maman écervelée, je rentre chez moi, malmenée et en larmes. J + 9, bébé se fait toujours attendre. Cette fois, va y avoir déclenchement. Je passe sur le déroulement de l'accouchement (non conforme à mes attentes et dur dur, mais quand même "géré" le mieux possible grâce à une bonne sage-femme, une super prépa à l'accouchement et un conjoint en or, pas de péri, pas d'épisio, accouchement sur le côté... c'est "déjà ça", hum hum...). Toujours est-il que ce même goujat de gynéco rentre en plein travail, toujours pas de bonjour, me toise alors que je suis nue, au plus fort des contractions, et me dit :

 

"Et bah alors ? vous êtes là vous ? je croyais que vous ne vouliez pas accoucher ? Vous n'avez pas voulu m'écouter, vous êtes bien embêtée maintenant ! Alors comme ça vous n'en êtes qu'à 5 cm ?"

 

Texto ! De quoi avoir vraiment la rage à ce moment-là, et si je vous écris, c'est que je l'ai toujours, la rage, et que ça me défoule (un peu...).

 

Je ne sais pas ce que vous ferez de ce message mais ça m'a fait un peu de bien. Depuis, je crie sur tous les toits le nom de ce chef de service qui se prend pour le Tout-Puissant et à qui j'ai juste pu dire "Vous pensez vraiment que j'ai envie d'entendre ça, maintenant ?". Il a vite compris que si je n'avais pas été branchée de partout comme une prisonnière, je lui aurais vraiment balancé un coup de boule, et il est parti comme il était venu... "

 


 

A croire qu'il y a des séminaires spéciaux de formation à la goujaterie. Vous y arriveriez vous à être vache à ce point là avec quelqu'un qui ne vous a rien fait ? A moins que ce ne soit  jouissif de bousiller quelqu'un en position de faiblesse ... Ah ah ah, c'est môa ka  raison, nananèèèère, biquèèèère ...

 

 

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B
Oui oui oui Karen , écrit au directeur de l'hôpital, avec copie au "goujat" concerné. A minima, il n'aura plus l'impunité totale. Je ne peux que encourager toutes les femmes à qui on a manqué de respect voire pire à écrire pour protester vigoureusement. Une goutte d'eau ne change rien à la rivière, mais une grosse pluie d'orage si.
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M
ça me rend folle de lire des choses pareilles, mais je sais malheureusement que c'est la triste réalité...<br /> Mais je pense aussi qu'on ne peut pas rester sans rien faire face à un tel manque de respect.<br /> Me sont venues comme idées :<br /> 1- organiser un commando pour aller lui péter la gueule, voire lui couper les couilles....<br /> et après reflexion :oD<br /> 2 - je ne suis pas sûre qu'une plainte officielle ait beaucoup de chance d'aboutir, par contre comme cité plus haut la lettre au directeur de l'hôpital et au conseil de l'ordre me semble une très bonne idée, avec une demande d'excuses publiques, en mettant la presse locale, voire même la télé locale, sur le coup !<br /> il ne faut plus que ce genre d'individus continuent leur petit manège la tête haute, nan mais ho !!!
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C
Arghhhhhhhhhhhhhhhh...Je viens de me mordre la langue pour ne pas hurler un chariot de bêtises tellement ça me fout en rogne de lire de telles conneries!!!!!!!!!!!! Non mais quelle épidémie de crétinisme chez les gynobs!!!!<br /> Il gagne la palme celui-là. Je crois que je sais dans quelle profession aller fouiller pour organiser mon prochain diner de cons ;)
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L
Hou ! C'que ça m'énerve ce genre de spécimen de gynéco complètement imbibé de ses bouquins de médecine !!!<br /> Je compatie fortement avec cette maman qui aujourd'hui doit se rejouer la scène en y ajoutant 2-3 coups de boule et 1 ou 2 insultes !!<br /> Pour ma part j'ai du caractère et c'est peut-être ce qui m'aide à me dire qu'en fin de compte mes accouchements je les ai vengé par mon attitude face à cette médecine intrusive, irrespectueuse et insultante !
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P
"Vous pensez me donner des leçons avec vos 2 pauvres grossesses ?"<br /> Question : et lui, ce brave homme, il en a été enceint combien de fois ? Et combien de fois a-t-il accouché ? Ca aurait été intéressant de lui demander...<br /> C'est la deuxieme fois que je lis ton récit mais ça me fout toujours encore en rage pour toi...
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K
je pense que son attitude est inacceptable. Je ferai un courrier au directeur de l'hôpital avec copie à l'ordre des médecins et au ministère de la santé.  C'est ce que j'ai fait lors d'un accueil pourri et dangereux dans un service d'urgence .<br /> Sinon, je m'amuse beaucoup à toiser ce genre d'individu qui n'ont l'habitude que de parler à des femmes soumises ...
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A
Quand on lit cela, on en vient à ne quasiment pas regretter que le nombre de gynécos diminue, hein ?
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D
Le "...vous êtes du genre à penser que la nature fait mieux les choses que nous ? Vous pensez me donner des leçons avec vos 2 pauvres grossesses ?".... Ils ont du aussi l'apprendre par choeur , j'ai eu à peu près le même genre de réflexion...<br /> La Nature ne fait parfois pas bien les choses, mais eux ne font pas mieux! De plus si la Nature était si nulle, on ne serait pas là ni eux non plus à déblitérer leurs âneries!<br /> Comme le dit le dicton: "la différence entre un médecin et Dieu...c'est que Dieu, au moins ne se prend pas pour un médecin!"<br />  
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