La vocation naturelle des mères c'est le vampirisme
Pêché dans une interview de Aldo Naouri, pédopsychiatre, L'Express, 19 avril 2004.
http://www.lexpress.fr/info/societe/dossier/famille2/dossier.asp?ida=427338&p=1
Journaliste : "Vous lancez un cri d'alarme contre la toute-puissance des mères. Pourtant, comme vous l'expliquez dans votre livre, si la toute-puissance des mères vient du fond des âges, pourquoi faudrait-il s'en inquiéter ?"
Naouri : "Certes, leur pouvoir est le même depuis la nuit des temps. Mais il y a toujours eu un contre-pouvoir qui s'est exercé, celui des hommes ou celui de la société, empêchant les mères d'aller au-delà d'une certaine limite. [...] Elles ont une propension naturelle à vouloir rester éternellement enceintes de leur enfant. [...] Les mères sont mues par une inquiétude excessive. Elles ont l'impression que, si leur enfant s'éloigne d'elles, sort d'elles, il risque la mort. [...] Même si elles travaillent, leur vocation reste de satisfaire les besoins d'un tiers - l'enfant face au couple - et de tirer de cette satisfaction le sentiment de leur puissance."
Il faut l'excuser, il débarque tout juste de la planète Mars. Après tout c'est possible que ce soit vrai pour certaines martiennes vues dans son cabinet de cristoplass, mais pour la moyenne des terriennes plus ou moins normales ce n'est vraiment pas ça du tout.
Pour la terrienne, la grossesse c'est la loi de l'emmerdement maximum : faut faire ceci, et faut faire cela, et faut pas faire ci, et faut pas faire ça, et patati et patata. Premier trimestre, les nausées, et l'air de rien elle va travailler quand même. Second trimestre, ah là en général c'est pas mal, la terrienne se sent plutôt bien dans ses baskets. Troisième trimestre, le début de la fin, l'estomac qui remonte, les hémorroïdes qui descendent, la lourdeur, les chevilles qui gonflent. Parvenue à la phase baleine échouée, la terrienne ne demande qu'une chose, c'est que ce fichu bébé sorte enfin de là.
Tant qu'il est nourrisson, elle le materne à fond pour le sécuriser définitivement et assurer un développement physique et psychique harmonieux. Dans la période 10-36 mois, elle alterne maternage et posage au sol. Elle le laisse explorer le grand monde, en surveillant qu'il ne tombe pas par la fenêtre et en lui apprenant à descendre de la table basse autrement que la tête la première. Plus tard, elle lui apprend la vrai vie. C'est le plus dur, elle en prend pour 15 ans minimum, de quoi écrire une bonne dizaine de bouquins centrés sur des préoccupations à mille lieux de ces étranges coutumes martiennes.
Puis, quand ce nouvel homme est fin prêt, capable de survivre tout seul s'il le faut dans la jungle de la société du moment, elle le vire ! Non mais qu'est-ce qu'il s'imagine ce docteur martien ? Les terriennes n'ont pas été mises sur Terre pour élever des bambins pendant toute leur existence.
http://www.lexpress.fr/info/societe/dossier/famille2/dossier.asp?ida=427338&p=1
Journaliste : "Vous lancez un cri d'alarme contre la toute-puissance des mères. Pourtant, comme vous l'expliquez dans votre livre, si la toute-puissance des mères vient du fond des âges, pourquoi faudrait-il s'en inquiéter ?"
Naouri : "Certes, leur pouvoir est le même depuis la nuit des temps. Mais il y a toujours eu un contre-pouvoir qui s'est exercé, celui des hommes ou celui de la société, empêchant les mères d'aller au-delà d'une certaine limite. [...] Elles ont une propension naturelle à vouloir rester éternellement enceintes de leur enfant. [...] Les mères sont mues par une inquiétude excessive. Elles ont l'impression que, si leur enfant s'éloigne d'elles, sort d'elles, il risque la mort. [...] Même si elles travaillent, leur vocation reste de satisfaire les besoins d'un tiers - l'enfant face au couple - et de tirer de cette satisfaction le sentiment de leur puissance."
Il faut l'excuser, il débarque tout juste de la planète Mars. Après tout c'est possible que ce soit vrai pour certaines martiennes vues dans son cabinet de cristoplass, mais pour la moyenne des terriennes plus ou moins normales ce n'est vraiment pas ça du tout.
Pour la terrienne, la grossesse c'est la loi de l'emmerdement maximum : faut faire ceci, et faut faire cela, et faut pas faire ci, et faut pas faire ça, et patati et patata. Premier trimestre, les nausées, et l'air de rien elle va travailler quand même. Second trimestre, ah là en général c'est pas mal, la terrienne se sent plutôt bien dans ses baskets. Troisième trimestre, le début de la fin, l'estomac qui remonte, les hémorroïdes qui descendent, la lourdeur, les chevilles qui gonflent. Parvenue à la phase baleine échouée, la terrienne ne demande qu'une chose, c'est que ce fichu bébé sorte enfin de là.
Tant qu'il est nourrisson, elle le materne à fond pour le sécuriser définitivement et assurer un développement physique et psychique harmonieux. Dans la période 10-36 mois, elle alterne maternage et posage au sol. Elle le laisse explorer le grand monde, en surveillant qu'il ne tombe pas par la fenêtre et en lui apprenant à descendre de la table basse autrement que la tête la première. Plus tard, elle lui apprend la vrai vie. C'est le plus dur, elle en prend pour 15 ans minimum, de quoi écrire une bonne dizaine de bouquins centrés sur des préoccupations à mille lieux de ces étranges coutumes martiennes.
Puis, quand ce nouvel homme est fin prêt, capable de survivre tout seul s'il le faut dans la jungle de la société du moment, elle le vire ! Non mais qu'est-ce qu'il s'imagine ce docteur martien ? Les terriennes n'ont pas été mises sur Terre pour élever des bambins pendant toute leur existence.
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