La chef l'avait décidé, ce serait césarienne programmée

Publié le par Françoise & Betty B.


Secret de 2008

Une femme enceinte approche du terme de sa grossesse. Comme elle a eu une césarienne pour son premier bébé, elle rédige un projet de naissance dans lequel elle demande surtout de la laisser accoucher spontanément par voie basse même si elle arrive au terme ou le dépasse de quelques jours. Las, la sage-femme avec qui elle a un entretien fait des commentaires infantilisants sur le projet de naissance. Ca dérange les projets de naissance écrits, ça inverse les rapports de force. Et puis ça se corse, la chef de service la fait carrément convoquer par téléphone ! Motif : col encore fermé, bébé assez "gros" ..., pas question de la laisser accoucher par voie basse.

Finalement, la jeune femme entre en travail spontanément et arrive à la maternité avec un col dilaté à 5 cm. Elle tombe sur une sage-femme compréhensive qui l'accompagne. Manque de chance, l'heure du changement d'équipe sonne, et avec elle l'arrivée de l'aimable chef de service. Le changement qui s'ensuit est rédibitoire : son col a beau être dilaté à 7 cm, l'équipe la sonde immédiatement, alors qu'elle n'avait aucun problème pour uriner. Est-ce le stress induit ? Toujours est-il que la dilatation stagne, oh pas très longtemps, mais c'est déjà trop, hop, elle est césarisée d'office. Excellent prétexte ça la "stagnation".

Et qu'est-ce qu'il y a écrit sur le dossier ? Vous ne devineriez jamais : "césarienne programmée" ! Après tout ce n'est pas un mensonge, la chef avait bel et bien décidé plusieurs jours plus tôt qu'il en serait ainsi, et ainsi fut-il.

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aurore 10/02/2010 23:57


j'en ai les dents  qui grincent!! y a des fessées qui se perdent, chef de service ou pas!!


Karen 02/03/2009 08:54

J'ai donné naissance à ma dernière fille à la maison après avoir subit 2 césariennes. Je connaissais les risques que j'ai mis en balance avec une troisième césarienne imposée (non discutée) par les mèdecins. Je ne comprends pas , qu'en structure hospitalière ce soit la sage-femme qui ai été condamné alors qu'elle dépend du gyné obs.....Donc, si je comprends bien , que ce soit à la maison ou à l'hosto, s'il arrive un drame, c'est toujours les bébés, les parents et la sage-femme qui trinquent mais pas les toubibs ?????Franchement, je ne comprends pas comment les sage-femmes se laissent tant marcher dessus par ces gyné obs qui se croient à l'égal de Dieu pour une assez grande majorité. Avec mes pensées pour Martine qui a du vivre un enfer.

Betty Boob 27/02/2009 15:30

J'oubliais, pour le perle relatée ici, il y a aussi le "césarienne programmée" écrit noir sur blanc sur le dossier !!!

Betty Boob 27/02/2009 15:29

Bonjour Martine,Le BooB ne connait pas le dossier de ce qui vous est arrivé. On ne sait pas absolument tout du dossier précédent non plus, mais on sait quand même que la chef de service était allée jusqu'à la convoquer par téléphone, et que tout a capoté à partir du changement de garde quand elle est arrivée. C'est curieux. On sait aussi que malgré un début de stagnation à 7 cm, il n'y avait pas d'alerte pour le bébé. Dans cette perle la personne mise en cause est gynobs et pas sage-femme. La question qui vient serait, pourquoi les parents ont-ils porté plainte ? Le drame est terrible, pourtant tout le monde ne porte pas plainte pour autant. Donc pourquoi ? Avaient-ils été informés correctement du risque de rupture utérine lors d'un AVAC ? S'est-on bien occupés d'eux au moment du drame, ou bien a-t-on manqué de les informer, essayer de cacher la vérité, rien dit ? L'accouchement avait-il été spontané, ou bien déclenché, ou bien accéléré ?L'opinion générale du BooB est qu'il ne faut pas croire que des bébés ne meurent jamais à l'hôpital, malheureusement ça arrive. Parfois il y a faute (mettons par exemple un déclenchement au cytotec avec une femme porteuse d'un utérus cicatriciel), et parfois il n'y en a pas et personne n'y pouvait rien. Dans votre cas vous dites que le BooB a une analyse bien trop légère, mais vous dites que les juges aussi ont une analyse bien trop légère. Pourtant les juges se reposent engénérale sur des experts, gynobs. Alors ?D'où vient l'idée du risque zéro ? Pas seulement des gens. Le BooB l'a déjà écrit quelque part, quand on promet la Lune, les gens finissent par la demander.

desmares martine 27/02/2009 08:03

Et bien moi dans ce cas je vous demande de l'indulgence pour l'équipe alors que vous ne connaissez pas le dossier.Car sage femme, j'ai été condamnée à un an de prison avec surcis plus dommage et intêret pour une rupture utérine avec décès de l'enfant. la césarienne a été programmé puis déprogrammé pour donner sa chance. Quand le bébé est beau et  la situation limite c'est évidemment à 7 cm que ça se met à merder ...Là alors que je voyais les cheveux et que l'accouchment allait se faire la cicatrice a cédé, au moment de la descente en expire de l'enfant.Anomalie dur rythme, décélération cardiaque, ou stagnation, bébé mal tourné dont les juges vous disent après fallait la césariser. Et retard d'apppel car pendant " qu'il naissait" pour moi, imminent mère pousse et va à la selle, j'aurais du me douter !!!!Alors attention à vos analyses scabreuses de ces cas délicats, bien trop légère appréciation de la situation. Des senfants meurent encore en maternité au grand dam des sages fmmes impuissantes à supporter le pire. Il y en a peu parce qu'on est là, et croyez moi on se fait des cheveux blancs pour vous !Votre bébé n'est pas un dans la statistique , c'est le votre seule et unique , le fruit de tous vos désirs !Vous êtes prête à tout tant que ce n'est pas votre bébé. Après vous êtes prêtes à tout pour trouver un coupable. Oui il faut faire changer les pratiques de certains professionnels bouchés mais alors là vous aller voir le chef de service , vous analysez le dossier et ainsi ça vous évitera d'aller après en commission de concertation pour voir quels dommages et intêrets on peut servir à quelqu'un qui perd un enfant ou qui a un infirme moteur cérébral à vie ...Parlons ensemble pour changer les pratiques, mais ne montez pas trop la pression aux professionnels sages femmes épuisées à qui on en demande toujours plus en leur servant un salaire  bac +3 alors qu'elles font cinq ans d'études !