La mère avait traumatisé son bébé

Publié le par Isabelle & Betty B.


Secret du 21e siècle. Une jeune femme nous écrit :


Le vécu de cette jeune maman dans Le goujat fait des adeptes me rappelle mon accouchement de m... (pour ma 1ère !!).  Je me suis rendue à l'hôpital (quelle c... !!!) alors que je gérais super bien les contractions... Arrivée là-bas... je ne gérais plus rien du tout... Allongée les 4 fers en l'air après avoir redit que je ne voulais pas d'épisio, ma fille est née environ 1/2h à 3/4h après l'arrivée à la mater et entre temps la sage-femme a réussi à percer la poche des eaux, et à me faire subir une expression abdominale, une épisiotomie, et un  "Vous faites n'importe quoi" ...
A la fin de l'accouchement, et après que ma fille ait été lavée et habillé horriblement (malgré les fringues de naissance prévues). Je demande de l'aide pour la mettre au sein, et là... l'aide-soignante me rétorque qu'elle nous laisse faire connaissance tous les 3 et termine par "Vous avez du la traumatiser avec vos hurlements"... Texto !!


Tout est allé bien trop vite, elle est passé de femme maitresse d'elle-même à chose posée sur une table qui doit faire ce qu'on lui dit, elle en pleure encore parfois quand ces souvenirs lui reviennent, mais bien sûr c'est elle qui a traumatisé son bébé.

Pauvre bébé, et quelle mère indigne, je vous demande un peu. Il n'y a qu'une seule règle, toujours valide quoi qu'il advienne : c'est toujours la faute de la mère ! Qu'on se le dise (roulements de tambour) !

PS : l'expression abdominale, qui consiste à appuyer sur le ventre pour soi-disant faire descendre le bébé, est formellement déconseillée par la HAS. Son efficacité n'est pas prouvé, par contre elle est traumatisante à tout point de vue et semble être à l'origine de quelques dégâts, sur le bébé, ou sur la mère (sur le périnée en particulier, mais aussi sur l'utérus). Je l'ai déjà dit... Je le répéterai tant que cette pratique de brute sera encore utilisée, surtout aussi souvent. Et puis vous avez remarqué, encore une épisiotomie contre le consentement... Et allez, pourquoi se gêner puisque la loi Kouchner n'a pas prévu de sanctions pénales.

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