À quoi bon BOOB ?


Sage-femme, gynécologue-obstétricien, gynobs ou gygy pour les intimes, les plus beaux métiers du monde dit-on. Ils sont là, fidèles au poste, dans l'euphorie ou dans l'urgence. Ils ont la foi. Ils ont la vocation. Ils sauvent les mères et les bébés des malédictions millénaires de l'accouchement et de la naissance. Et même que souvent c'est vrai qu'ils ont la vocation, et que parfois ils sauvent des vies, vraiment.

Arrêt sur image rose-bonbon... Passons à l'envers du décor.

Au commencement était l'Homme. Or qu'est-ce que l'Homme ? Un être social, culturel, métaphysique, rituel, et, ne lui en déplaise, émotionnel. Gynobs et sages-femmes sont des Hommes. Euh...,  des humains quoi. Donc les gynobs et les sages-femmes sont des êtres culturels, sociaux, métaphysiques, rituels, et, ne leur en déplaise, émotionnels. Rationnels et objectifs aussi dites-vous ? Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout...

C'est au détour des petites phrases lachées dans l'inconscience, au détour des protocoles hospitaliers, des habitudes, des peurs, que la partie immergée de l'iceberg remonte des profondeurs des abysses : possession, dépossession, images archaïques des femmes, maltraitance ordinaire, bientraitance paternaliste, hiérarchie mandarinale, chosification des êtres. Même chez les personnes les mieux intentionnées du monde,  même chez les plus empathiques,  ça ressort parfois, comme un antique lavage de cerveau enkysté.

Betty Boob
Lundi 16 novembre 2009 1 16 /11 /Nov /2009 23:59
- Publié dans : Secrets de cabinets et salles de travail


Secret de 2009, témoignage de F.

Vouloir accoucher chez soi et planifier un AAD, c'est très dangereux ... mais pas pour les raisons que certains s'imaginent.  La preuve ?...



La gynéconne qui a tout gâché

1er juillet, 15h30.

Aujourd’hui, on va voir notre fille pour la dernière fois avant le jour J. Les échos c’est toujours un peu magique, plein d’émotion et j’ai hâte d’y être. La gynécologue nous fait entrer dans son cabinet avec un grand sourire. Je n’ai pas été suivie par elle pour ma grossesse, tout simplement parce que j’ai décidé d’accoucher à la maison. J’ai donc opté pour un accompagnement global avec deux sages-femmes libérales. Je ne suis pas inscrite à l’hôpital, la gynéco n’a donc aucun dossier sur moi et elle me pose de nombreuses questions. En règle générale j’évite de dire que je souhaite accoucher à domicile car je sais que c’est souvent mal accepté par le corps médical. Mais là je me vois obligée de le faire, pour expliquer pourquoi elle n’a pas de dossier.

A partir de ce moment-là, son attitude change complètement. Elle ne sourit plus, son regard est très froid. Elle me regarde avec le plus grand des mépris. Je m’attends à un affrontement., je l’espère presque; si elle est en désaccord avec mon désir, si elle le juge dangereux pour mon bébé ou pour moi, elle va me mettre en garde, elle DOIT me mettre en garde, c’est son travail après tout. Mais elle n’en fait rien, elle n’essaie pas de me faire changer d’avis, je comprends alors que ma santé où celle du bébé lui importent peu. Ce qui compte c’est que je viens de blesser son égo de médecin. Elle est vexée que j’ose imaginer pouvoir me passer de son incroyable science. A partir de là, nous n’échangerons pratiquement plus aucun mot.

Elle me fait passer dans la salle d’échographie et m’ordonne de retirer mon pantalon et ma culotte. Je suis un peu surprise et devant mon hésitation elle me dit très sèchement qu’avec elle c’est comme ça. J’ai juste à obtempérer et me taire. Je m’installe sur la table, très mal à l’aise, et là, la torture commence. C’était censé être un moment fantastique, mais elle en a décidé autrement. Avec la sonde, elle martèle mon ventre, je reçois chaque coup comme une humiliation. Ca fait mal. Je suis tétanisée. Pourquoi cette violence ? Qu’ai-je donc fait de mal ? J’essaie de me concentrer sur l’écran pour supporter la douleur. Je regarde ma fille et je lui parle en silence, je la rassure alors que moi-même je ne comprends pas ce qui se passe. Ensuite la gynéconne passe sa sonde vers mon bas-ventre. Elle appuie, très fort. lLa tête de mon bébé est là, juste derrière, mais elle continue de me labourer le ventre, et je n’arrive toujours pas à dire quoi que se soit. Je la fixe, les yeux écarquillés, mais rien ne sort. Je reste bouche bée, tellement choquée par ce que je suis en train de vivre.

Elle finit par faire une échographie endo-vaginale, sans aucune explication, et moi je n’en demande pas. Je n’ai qu’une hâte c’est de partir de là, donc je la laisse faire et me ferme complètement à ce qui m’entoure.


2 juillet, 1h : Je contracte toutes les 4 minutes, je perds du sang…

3 juillet, 3h23 : J’accouche de ma petite fille avec deux mois d’avance…

Coïncidence malheureuse ? Conséquence directe de cette échographie ? Je ne le saurai jamais avec certitude. Ce dont je suis persuadée en revanche c’est que la violence psychologique avec laquelle j'ai subi cet acte a gâché les derniers instants de ma grossesse et n’est sûrement pas tout à fait étrangère à mon accouchement prématuré.




Pensées presque imaginaires de la gynéconne : " Encore une inconsciente complètement givrée qui veut accoucher chez elle. Non mais qu'est-ce qu'elle s'imagine cette psychopate ? Qu'accoucher c'est une partie de plaisir ? Que son corps lui appartient peut-être ? Je t'en ficherais moi de la naissance intime. Je vais lui montrer si c'est une partie de plaisir ! Dès qu'elle est enceinte  c'est à nous qu'elle appartient ! C'est notre affaire la naissance ! "

Zorrotte vola donc au secours de cette pauvre égarée afin de sauver son âme de la perdition, à coups de sonde salvatrice. Goujat se décline aussi au féminin : goujate.

L'AAD, c'est vraiment dangereux ...

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Lundi 16 novembre 2009 1 16 /11 /Nov /2009 23:58
- Publié dans : Pêche aux perles publiques
Pêché dans le magazine "Côté santé", hors série numéro 5, "Le guide Maman & bébé"

Le début de ce enième dossier grossesse et accouchement n'était pas trop mal ..., ou alors j'étais distraite.  Mais au fur et à mesure ça se gâte sérieusement ...


p.86 : " Quels vaccins pour mon enfant ?
A partir de 2 mois. Diphtérie, tétanos, coqueluche, polio, 1ere injection.
Haemophilus influenzae B (contre la méningite), obligatoire.
Pneumococcique (contre la méningite), 1ere injection, obligatoire
. "

Raté ! Les trois seuls vaccins obligatoires en France sont : diphtérie, polio, et tétanos. Il parait que cette rubrique doit beaucoup au Dr. Jean-François Guillem, ..., à qui l'on ne saurait trop suggérer fortement de lire les textes de lois avant de laisser publier des anneries dans un magazine grand public.


p.76-77 : "Zut une Césarienne !
Aujourd'hui 17% des accouchements sont réalisés par césarienne, longtemps considérée comme une solution de facilité. Pourtant, elle n'est jamais pratiquée à la légère puisqu'elle cummule à la fois les risques d'un accouchement et ceux d'une opération
. "

Sa majesté la Césarienne, avec un C majuscule, sic. Sachant que les taux de césarienne varient de environ 10% à pas loin de 50% d'une maternité à une autre, sans que les résultats périnataux des maternités à 10% soient moins bons, cherchez l'erreur ... La césarienne a surtout longtemps été considérée, à juste titre, comme une solution de dernier recours. Qu'elle soit devenue une solution de "facilité" (de commodité, de parapluie médico-légal) est assez récent au contraire.

p.77 : "Vous éviterez surtout les neuf heures de travail, estimées pour un premier enfant ou six heures pour les suivants."

Années 60-70 : 24 h de travail sont courantes pour une primipare. Années 80 : 1 cm/heure, 10-12h de travail maxi, sinon on vous colle une perf de synto pour accélerer tout ça. Années 2000 : 9 heures de travail pour un premier, c'est le tarif.  C'est incroyable à quel point la physiologie des femmes a changé en un demi-siècle : elles accouchent presque trois fois plus vite ! Plutôt que de s'inquiéter du réchauffement climatique, les scientifiques devraient de toute urgence se pencher sur ce problème extraordinaire : l'échelle de temps caractéristique de l'évolution des mammifères s'est accélérée d'un facteur environ 100000 en quelques dizaines d'années.

p.77 : "vous verrez le chirurgien coupez le cordon et vous pourrez tenir votre enfant contre vous quelques minutes tout nu [...] Vous pourrez allaiter. A condition d'être ferme avec l'équipe de sages-femmes ! Demandez à ce que votre enfant soit placé en salle de réveil avec vous. "

Ca c'est le côté indécrotablement bisounours. Un monde utopique et fantasmé. Quand la réalité toute crue vous tombe dessus, ça fait d'autant plus mal. Le peau à peau en salle de césarienne est exceptionnel; le plus souvent il est refusé par les médecins (pour cause de froid au bloc, certains n'ont pas encore inventé les courvertures). Vous me direz que quelques minutes, ce n'est pas du peau à peau ... Quant au nouveau-né en salle de réveil, ce n'est pas une décision relevant de l'autorité des sages-femmes. Ca frise le délire, ou alors c'est une salle de réveil uniquement destinée aux femmes césarisées. Franchement, si c'est une salle de réveil pour tous les opérés, les bébés n'y sont vraiment pas à leur place, ni pour eux, ni pour les opérés encore comateux.


Le bouquet final du dossier :

p.83 : "L'épisiotomie
La cicatrice peut être douloureuse pendant trois ou quatre jours, si les douleurs persistent au-delà de 10 jours une consultation s'impose
. "
p.77 : " [La cicatrice de la césarienne] ressemble à un trait horizontal de 10 cm, réalisée à la limite des poils pubiens. Elle mettra un mois à cicatriser mais restera rouge durant quelques semaines voire quleques mois."

Observons bien. Pour l'épisiotomie, l'article parle de la douleur, mais pas du temps total de cicatrisation. Inversement, pour la césarienne, le temps de cicatrisation est donné assez correctement, sauf complications ..., et ça arrive !, mais rien sur la douleur. Pourtant, dans les deux cas un muscle fibreux a été tranché sur toute son épaisseur. Ca devrait donc être à peu près kif kif, la douleur et le temps de cicatrisation ... Un mieux pour l'épisiotomie car l'utérus n'a pas à cicatriser aussi, et un pire car les fibres sont tranchées en travers. Une épisiotomie qui ne serait douloureuse que trois à quatre jours, c'est fantastique les progrès de la médecine. Mais comment font-ils ça ? Toutes les femmes qui ont du s'asseoir sur une bouée pendant quelques semaines vont en palir. A moins que ce ne soit un scénario de science-fiction ?
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Lundi 16 novembre 2009 1 16 /11 /Nov /2009 23:57
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Pêché dans le Canard enchaîné du 4 novembre 2009

Dans son article " David pas Douillet pour les "tapettes" ", le Canard Enchaîné nous livre quelques citations renversantes du judoka reconverti en apprenti politicien David Douillet. Evidemment on ne demande pas à un judoka d'avoir une réflexion profonde sur le genre, mais c'est pas de la faute du BooB s'il se vautre publiquement dans sa "misogynie rationnelle" :

" On dit que je suis misogyne. Mais tous les hommes le sont. Sauf les tapettes ! "

Homophobie viscérale primaire : s'il avait un peu approfondi la question, il aurait pu se rendre compte que chez les "tapettes" on rencontre de tout, depuis des adorateurs des femmes jusqu'à des misogynes profonds, comme chez tous les hommes voire chez toutes les femmes en somme.

" Par essence, la femme n'étant pas faite comme l'homme, elle ne peut s'y comparer. "

Par essence, fichtre ! C'est Françoise Héritier (*) qui va être contente ;-) Par essence, un noir n'étant pas fait comme un blanc,  ... je vous laisse finir la phrase. C'est du pur racisme, qui fait semblant de se justifier "rationnellement" en utilisant un argument de type ésotérique. Dès qu'on parle "d'essence" - de l'être, de l'homme, de la femme, divine, ou du cocotier - la discussion est close. David Douillet a bien raison de ne pas risquer la comparaison du cortex avec une femme comme Françoise Héritier, il serait sûr de perdre.

" Pour moi, une femme qui se bat au judo ou dans une autre discipline, ce n'est pas quelque chose de naturel, de valorisant. "

Mais il serait "naturel" qu'un homme se batte. C'est "l'essence" de l'homme n'est-ce pas. Et les pacifistes, qu'est-ce qu'il en fait ? Tous des "tapettes" ! Les objecteurs de conscience ? Des "tapettes" ! Gandhi ? Une tapette ! Laurence Parisot (**) ? Une tapette ! Il est probable que ses consoeurs judokates ont déjà du lui dire que son "moi" à lui n'est pas leur soi à elles et que par conséquent il peut se mettre son opinion personnelle dans sa poche avec un mouchoir par dessus.

" C'est la mère qui a dans ses gènes, dans son instinct, cette faculté originnelle d'élever les enfants. "

On ne demande pas à un judoka de s'y connaitre en génétique non plus, mais alors il pourrait commencer par se taire ... Il y a belle lurette que "l'instinct" est un concept abandonné par les scientifiques. Quant aux gènes, 1 paire de chromosomes sexuels sur 23 paires au total, ça ne suffit pas à définir "l'essence" d'un être humain, et certainement pas sa capacité éducative. Misogynie viscérale primaire  : les hommes ont toujours pris part à l'éducation des enfants, au moins à partir d'un certain âge, ou/et au moins à celle des garçons. Et tous ces hommes modernes qui se sont mis à prendre soin de leurs bébés, souvent avec bonheur ? Tous des "tapettes" ! La vérité ne serait-elle pas que Douillet ne peut pas voir les gosses en peinture, ou en a une peur bleue, ou bien qu'il est un gros flemmard qui ne veut pas assumer ses responsabilités éducatives ?...

" Si Dieu a donné le don de procréation aux femmes, ce n'est pas par hasard. "

Pas du tout. Dieu, dans sa grande sagesse, a simplement réalisé que la reproduction sexuée est bien plus efficace pour assurer la diversité en brassant les gènes. Les femmes n'ont pas le "don" de procréation. Que Douillet se rassure, il faut aussi un homme pour assurer la procréation. Les temps très anciens où l'on croyait que les femmes faisaient les bébés toutes seules sont révolus depuis fort longtemps. Il n'a pas du avoir de cours d'éducation sexuelle à l'école Douillet. Ah pardon, il veut parler de la grossesse et de l'accouchement ... Cela ne suffit pas à définir la procréation. Chez certaines espèces d'oiseaux ce sont les femelles qui pondent les oeufs et les mâles qui les couvent. C'est pas mal comme partage. On entend beaucoup dire ces temps-ci que le socle de la culture européenne serait le christianisme. Certes, mais c'est aussi la liberté de penser, et en particulier le droit - chèrement acquis - à être athé, et oui.  Qu'est-ce que Douillet fait de cette bonne moitié des français qui se déclarent non croyants ? Tous des "tapettes" !

" Pour l'équilibre des enfants, je pense que la femme est mieux au foyer, à gérer affectivement la cellulle familiale, quel que soit d'ailleurs le niveau social concerné. [...] J'ai une authentique admiration pour les femmes qui vouent leur vie aux leurs. "

Imaginez-le Douillet. Il rentre chez lui après une dure journée de labeur. Il s'assiet dans son fauteuil, demande à sa femme de lui apporter ses pantoufles, son journal, et un verre de quelque chose. Puis il passe à table. Elle le sert, puis elle débarrasse, fait la vaisselle, sans faire de bruit pour ne pas le déranger pendant qu'il regarde la télé. Pour l'équilibre des enfants, tss tss tss, la belle excuse, pour son confort et sa flemme à lui oui. Avoir de l'admiration pour l'abnégation est une chose. On peut avoir de l'admiration pour l'abbé Pierre par exemple. Mais l'abnégation est un choix de vie, pas une caractéristique de genre. L'abnégation forcée a un nom :  l'esclavage. Comme le dit le Canard, il faut d'urgence offrir un exemplaire du "Deuxième sexe" à Douillet. Et l'abbé Pierre alors ? Une "tapette" j'vous dit !


                                                              @@@   Gare au Gor-i-i-i-i-ille   @@@

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Dimanche 1 novembre 2009 7 01 /11 /Nov /2009 18:05
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Pêché dans " La naissance d'une mère ", de D.N.Stern, N. Bruschweiler-Stern, et A. Freeland, eds Odile Jacob, 1998

Ces trois psychologues nous invitent à découvrir la naissance de la psyché maternelle. Pour illustrer leur propos, ils prennent l'exemple de trois femmes censées représenter des archétypes.

Diane : "  Ces femmes présentent ce que les cliniciens appellent un type d'attachement disqualifiant. Elles sont capables de contempler le panorama de leurs relations familiales, mais en se plaçant à une distance suffisante. Diane en est l'exemple type. C'est elle qui a attendu le cinquième mois de grossesse pour annoncer aux autres qu'elle était enceinte et elle ne l'a sans doute pas cru elle-même avant cette date-là."

Emilie : "A l'inverse, le type d'attachement emmêlé concerne des femmes qui s'implique dans leur expérience maternelle au point de ne plus avoir aucun recul.  [...] Elles ont une relation fusionnelle avec leur mère et auront sans doute le même type de rapport avec leurs enfants.En général, ces femmes ont tendance à se jeter dans leurs relations primaires sans réfléchir. Emilie, qui a immédiatement annoncé à sa famille qu'elle était enceinte, entre dans cette catégorie. "

Marie : "Le troisième type de mère se situe à mi-chemin entre les deux. C'est une femme qui est prête à s'investir entièrement dans sa relation avec son bébé et qui voit sa mère avec modération. Les expériences qu'elle a vécues enfant avec sa mère font resurgir un certain nombre de pensées et de sentiments, mais elle est également capable de prendre du recul et de réfléchir à son expérience de mère et de fille. Ces femmes présentent ce qu'on appelle un type d'attachement autonome. "

Par rapport à Rufo ou Naouri qui ne voient que des mères fusionnelles et abominablement toutes puissantes, il y a un net progrès. D'autres mères sont possibles ! 

Une particularité de ces trois femmes est d'avoir célébré leur anniversaire pendant leur grossesse, à un stade bien avancé. Si nos chers psys en profitent pour analyser leurs archétypes, le BooB a vu autre chose :

Diane, anniversaire célébré avec son mari à la maison : " Aujourd'hui, au bureau, mes collègues m'ont souhaité bon anniversaire, et la secrétaire, Louise, m'a offert un petit cadeau. Il y avait un paquet enveloppé dans du papier de soie sur mon bureau; il contenaint un petit bonnet blanc avec des rubans roses, vraiment adorable. [...] je repense au coup de fil de ma mère aujourd'hui. Elle m'a dit qu'elle m'avait envoyé de l'argent pour mon anniversaire. Cela ne m'a pas étonnée. Je le trouverais au courrier d'aujourd'hui et il faudra que j'achète quelque chose pour le bébé. Comme elle ne savait pas quoi acheter c'est à moi de réfléchir ! "

 

Emilie, avec toute la famille au grand complet à la maison : " J'ai eu de drôles de cadeaux cette année. C'était plus des cadeaux de naissance que des cadeaux d'anniversaire. Barbara m'a évidemment envoyé un cadeau strictement pratique - un tire-lait.  [...] Maman va m'emmener acheter une poussette. "

 

Marie, invitée au restaurant par son mari : " Cela me fait penser au bureau et à la petite fête qu'ils ont organisé en mon honneur aujourd'hui. Quelle différence avec l'an passé ! J'avais dû apporter les croissants moi-même. Cette année, ils m'ont offert un gâteau et un mobile pour le lit du bébé. [...] Je réalise tout à coup que non seulement ma mère, mais mon père et mon frère se dirigent vers nous. "Surprise !", disent-ils à l'unisson pendant que le serveur ajoute une table à la nôtre. Peu à peu je comprends que jacques n'a pas oublié de dossier au bureau et qu'il n'a pas non plus oublié d'appeler mes parents. Lorsque le serveur apporte le chariot des desserts, il est suivi par une poussette avec un gros ruban autour. Ca, c'est l'idée de mes parents. "

Dans ces quelques extraits choisis vous avez tous vu le pot aux roses non ?...

Point commun aux trois récits : on ne sait pas quel est le cadeau d'anniversaire offert par le compagnon. Pourquoi ? Parce que le cadeau n'a pas plu ? Ou bien parce qu'il est du domaine de l'intime ? Mystère.

Par contre, tous les cadeaux mentionnés, offerts par les collègues ou par les parents, sont des cadeaux pour ... le bébé ! Exit la femme. Ces "cadeaux d'anniversaire" devraient être des cadeaux de naissance, offerts après l'accouchement. Comme si devant une femme enceinte de 6 mois tout le monde (sauf peut-être les compagnons ?) se mettait à confondre l'anniversaire et la naissance, la femme et la mère, la mère et le bébé. Paradoxalement, la seule qui en fait la remarque est Emilie, pourtant archétype de la mère fusionnelle.

Quand certains psys avancent la théorie de l'identification de la mère à son bébé, ne faudrait-il pas plutôt comprendre que c'est la société qui pousse à cet amalgame ? Devenir mère sans se perdre en tant que femme dans le labyrinthe de notre culture, vaste programme.

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Dimanche 1 novembre 2009 7 01 /11 /Nov /2009 18:04
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Le BooB fait dans la prose. Elle fait dans le dessin. Certaines dates anniversaires nous appellent, et nous rappellent à leur mauvais souvenir.  Elle a immortalisé la date de la naissance de son premier enfant en images, un an après.  La petite boucherie de l'accouchement ordinaire illustré, c'est sur le blog de SLOuna (en date du 10 septembre 2009) ! Allez vite voir, mais pas avant de vous coucher ...

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Dimanche 1 novembre 2009 7 01 /11 /Nov /2009 18:03
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Pêché dans le JIM - Journal International de Médecine : "Fausse-couche du premier trimestre : la fertilité est la même quelle que soit la prise en charge" (28/10/2009)

Le Dr. R. Péluchon tient à rassurer les femmes qui ont fait une fausse-couche quant à leur fertilité ultérieure. Le mode de traitement de la fausse-couche n'a pas d'incidence. "Seuls l’âge de la patiente et d’autres antécédents de fausses couches influencent le délai précédant la grossesse" (suivante).

Mais dans ce court article on apprend autre chose, de très instructif :

" La classique évacuation du contenu utérin par aspiration ou curetage, encore largement pratiquée, fait place en effet, de plus en souvent, au traitement médicamenteux par prostaglandines ou à l’abstention thérapeutique (le « wait and see »). Des travaux antérieurs ont démontré que ces trois options ont une sécurité équivalente concernant le risque infectieux "

Traduction, on a commencé par cureter systématiquement pour finir par s'apercevoir que dans la plupart des cas il suffit de ne rien faire. C'est vraiment une manie des médecins de triturer d'abord et de réfléchir après ... Dans un passé pas si lointain, le curetage, ça se faisait souvent sans anesthésie. Mais bien sûr, c'était pour le bien des femmes ...
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Dimanche 1 novembre 2009 7 01 /11 /Nov /2009 18:02
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C'est une amie canadienne qui nous a signalé ce journal d'étudiants en médecine marseillais :

http://aem2.org/downloads/Metastase/meta23.pdf

Il est tombé sur une liste de discussion plutôt féministe avec le commentaire suivant :

" Une horreur. Des étudiants en médecine avec une verrue à la place du cerveau confondent un journal misogyne et vulgaire avec des étudiantes. Heureusement celles-ci flairent la bonne affaire, et ce faisant prennent une bonne longueur d'avance sur les collègues sado-masos (un indice : c'est long, très long, et c'est brun)."

C'est dire le niveau de consternation ambiant. Comme le dit notre amie du beau Quebec : " Ceux-là pourraient un jour vous accoucher ". Pire que le scénario de "Seven" ! Pour le coup, si j'avais un autre bébé, et si j'habitais Marseille, je serais tentée de me terrer tout au fond de chez moi, c'est peut-être plus prudent  ;-)

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Dimanche 1 novembre 2009 7 01 /11 /Nov /2009 18:01
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Pêché dans une brève du Journal du CNRS, septembre 2009 : "Un virus à l'origine du placenta ? "

" L'apparition des mammifères placentaires, dont l'embryon est alimenté et protégé dans un placenta, il y a près de 100 millions d'années, serait-elle liée à une contamination virale ? C'est l'hypothèse que font les chercheurs du laboratoire "Rétrovirus endogènes et éléments rétroïdes des eucaryotes supérieurs", après avoir découvert que le gène syncytine A, d'origine virale, est essentiel au développement du placenta chez la souris. Il est connu depuis longtemps qu'une part (environ 8%) du patrimoine génétique de nombreuses espèces, dont l'humain, contient des restes de virus : c'est le cas des gènes syncytines, des protéines exprimées au niveau du placenta. En les étudiant chez la souris, les biologistes ont démontré qu'elles étaient indispensables à sa formation. En effet, les syncytines en faisant fusionner les cellules entre elles, comme le fait un virus pour entrer dans une cellule, permettent la fabrication d'une "nappe cellulaire", constituant essentiel du placenta. Pour les chercheurs, une contamination virale pourrait donc avoir été un évènement fondateur dans le passage d'un développement embryonnaire externe, dans des oeufs, à un mode interne. "

En résumé, 98% de notre patrimoine génétique est commun avec celui des singes Bonobo, et 8% vient des virus dont une partie serait nécessaire à la formation du placenta, donc à la procréation.  Les créationistes et autres adeptes de l'Intelligent Design risquent la crise d'apoplexie cette fois. On a beau savoir que dans un sytème complexe 1% n'est pas négligeable puisque le tout est bien plus que la somme des parties, ça rabat un peu le caquet. Scénario de science-fiction : si des biologistes fous trouvaient un vaccin anti-virus syncytine, on pourrait prendre l'évolution à rebrousse-poil et se remettre à pondre des oeufs !

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Jeudi 22 octobre 2009 4 22 /10 /Oct /2009 23:32
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Pêché sur le forum de doctissimo, fil de discussion " veulent césarienne confort " (2009)

C'est un débat à couteaux tirés (tombons dans le mauvais goût absolu) entre des femmes qui veulent une césarienne "de confort", et d'autres qui ont été traumatisées par une césarienne qu'elles ne voulaient pas. Autant dire qu'il s'agit souvent d'une discussion houleuse, émotionnelle, et parfois même d'un dialogue de sourds. C'est Samantha, sous le pseudo volontairement provocateur de "césarienne confort" qui a lancé le sujet dont le but est de s'aider mutuellement à trouver de bons chirugiens qui acceptent une césarienne sur demande sans poser de questions. Dès le début Césarienne-confort annonce la couleur :

" [...] bref je suis pas la pour etablir le pour et le contre sur la cesa et la vb [...] les mamans qui sont contre les cesa svp pas la peine de me dire qu il [le médecin] cherche a se faire des sous etc car moi ca me rentre dans cette oreille et sort par l autre [...] respectez nos choix comme on respecte les votre ".

Bref, elle veut une césa et n'en démordra pas. La question qui intéresse le BooB est : pourquoi ? Pourquoi ces femmes refusent-elles d'accoucher normalement, pourquoi demandent-elles une césarienne d'office ? Il y a 10 pages de discussions sur ce fil ! Mais Césarienne-confort donne toutes les réponses dès le premier message :

"lors de ma premiere grossesse ,j ai longuement chercher un praticien pour avoir une cesarienne de convenance (car tres peur extreme de l accouchement par voie basse) pour mon premier accouchement mais sans resultat!! "

La peur extrème de l'accouchement par voie basse est un phénomène connu, qui porte même le nom savant et abscon de tokophobie. C'est la seule raison qu'elle invoque.

" j ai quand meme pu avoir une cesarienne d urgence qui m a sauvée de 30h de contractions. J ai tres bien vecue ma cesarienne "

Ce phénomène là aussi est connu. Chez certaines femmes le refus de donner naissance par voie basse est tel que effectivement elles n'accouchent pas ! Le travail est souvent extrèmement douloureux et n'avance pas. Ca finit par une césarienne en urgence. Elle la voulait, elle l'a eue. Elle n'est pas la seule. Autant la peur est en général un moyen de survie, autant la panique fait se précipiter dans la catastrophe. Il ne sert effectivement à rien d'obliger ces femmes à accoucher par voie basse. L'accouchement sera nécessairement traumatisant et a de fortes chances d'échouer. Dans certaines maternités on conseille à ces femmes un travail psychologique. La peur panique de l'accouchement ne tombe pas du ciel ... Bien souvent elle est lié à des abus sexuels, sur la personne elle-même ou sur des tiers, ou des histoires de famille, bref d'un ou plusieurs traumatismes anciens. Parfois ça marche, et certaines femmes donnent finalement naissance par voie basse dans de bonnes conditions. Parfois ça ne marche pas, parfois le travail psychologique est refusé, et alors il vaut finalement mieux accepter la demande de césarienne. Les risque inhérents à une césarienne programmée deviennent inférieurs aux risques quasi certains d'un accouchement extrèmement pénible et difficile. Les femmes "césariennes-trauma" peuvent entendre cela. Rien ni personne n'a le monopole du traumatisme. Ce qui l'est pour l'une  ne l'est pas pour l'autre, et vice-versa. Un VBAC à la maison, c'est un peu risqué quand même, et si l'utérus lache au niveau de la cicatrice ?(*)  Et pourtant, là aussi les risques d'un VBAC à domicile deviennent inférieurs aux risques quasi certains d'un accouchement très probablement traumatisant dans un milieu hospitalier qui les a déjà traumatisées.

D'ailleurs Césarienne-confort a bien l'intention de donner naissance une seconde fois par césarienne. Elle n'envisage pas de jamais tenter un accouchement par voie basse:
 

" j ai accouché le 31 janvier 2009 et je retomber enceinte 5 mois apres! quelle chance je me dis ....je vais encore avoir une cesarienne "


Elle est donc allée chercher le gynobs qu'il lui faut et lui dit ce qu'elle veut entendre :

" [...]  un super gynecologue [...] il est tres connu car il est "l inventeur" de la cesarienne extra peritoneale [...] je lui ai  parler de mon souhait ,il  m a affirmer que la femme peut faire ce qu elle veut de son corps ,qu une cesarienne de  convenance est tres demandée et que bcp de ses collegues la pratiquent!  la femme est totalement maitre de son corps "

Est-on maitre de son corps si l'on exige une opération chirurgicale par peur panique de son propre corps justement ?

" il m a aussi donner l exemple de l IVG la mere a le droit de TUER son bebe et pourquoi pas de le mettre au monde comme elle le souhaite!!!! "

L'éthique ne l'étouffe pas celui-là :-{{{ Une femme qui avorte ne tue pas "son bébé". Il s'agit encore d'un embryon ou d'un foetus minuscule. A ce stade ce n'est un "bébé en devenir" que si les parents le pensent ainsi dans leur tête. A la naissance seulement il sera un "bébé" en tant que personne.

" Il y a des mamans qui veulent accoucher chez elles 
  Il y a des mamans qui veulent accoucher dans l eau
  Il y a des mamans qui veulent accoucher a 4 pattes
  Il y a des mamans qui veulent accoucher avec une doula 
  Et bien certaines souhaitent une cesarienne de convenances
  Respectez nos choix comme on respecte les votre
"

 

Ou l'argument du libre-choix retourné comme un gant ... Mais elle n'a pas réellement le choix Samantha. Elle ne choisit pas entre la VB et la césarienne. Sa peur de donner naissance par voie basse la contraint à demander une césarienne. Aucun choix là-dedans. Son pseudo provocant - césarienne confort - est un cache-misère. Rien à voir avec des femmes qui demandent un déclenchement ou une césarienne de convenance pour que la date de la naissance soit celle d'un anniversaire ou corresponde à un signe du Zodiaque ou soit pratique pour l'organisation familiale et professionnelle. Ca c'est du confort.

Mais Samantha n'a-t-elle pas raison d'avoir peur  ? :

"
Samantha : [...] qu'ils m aient laissé 30h en souffrance avec une peridurale qui marchait pas  [...]
 
bb75020 : Qui a dit que les forceps ce n'était pas traumatisant ? Bien sûr que ça l'est. Mais voie basse ne veut pas dire forceps/ventouse, etc ...

Samantha : oui mais voie basse dans la mater(hopital)  ou j etais c est systematique(la sage femme m  a prevenu d avance)  quand tu as les jambes en l air  a leur merci ,tu fais quoi quand ils te sortent les instruments ?  tu vas serrer les jambes ,et bien!!! non tu subis !!!
"


Tiens donc, des forceps sytématiques. Il existe comme ça certaines maternités ou praticiens avec des taux de forceps très élevés, trop élevés. Et qui dit forceps dit épisiotomie le plus souvent, risque de déchirures graves du périnée multiplié par 4 ou 5, et risque de dommages des temporaux du bébé.  Pourquoi des forceps systématiques ? Il y a au moins une raison évidente, ça rapporte (ce qui n'est pas le cas de l'épisiotomie). L'éthique ne les étouffe pas non plus dans ce service :-{{{

Vu comme ça, si c'est entre deux boucheries qu'il faut choisir .... Entre deux maux il faut choisir le moindre ... Mais ne nous égarons pas. Quelles que soient les origines anciennes (si il y en a) de la tokophobie de Samantha, le service où elle était à son premier accouchement porte une lourde part de responsabilité : aucune aide ni écoute ne lui a été apportée lors de sa première demande de césarienne (qui devrait alerter tout praticien digne de ce nom), on l'a laissé souffrir comme une damnée pendant 30 heures, on y pratique des forceps systématiques contre toutes les recommandations de bonnes pratiques internationales. Plutôt que de subir "les jambes en l'air" ce qui s'apparente à un viol, Samantha préfère se donner l'illusion de choisir une chirurgie "propre". A quand des sanctions sérieuses envers les chefs des services ou de tels actes dangereux  sont pratiqués, et envers les praticiens qui commettent ces abus ?


(*) Aux dernières nouvelles le risque que l'utérus se déchire au niveau de la cicatrice après une première césarienne est de 0.5 à 1%. C'est donc une catastrophe obstétricale rare, mais pas rarissime non plus. D'autres catastrophes comme la procidence du cordon ou l'hémorragie massive sont au moins 100 fois plus rares. Après, le risque de déchirure de l'utérus varie considérablement d'une personne à une autre, et c'est au couple et à la sage-femme de décider des risques qu'ils acceptent ou pas. Au bout du bout c'est surtout une bonne raison pour éviter les premières césariennes dont on pouvait se passer, et continuer à chercher les indices cliniques permettant une évaluation du risque individuel et pas seulement statistique.


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Lundi 19 octobre 2009 1 19 /10 /Oct /2009 23:26
- Publié dans : Pêche aux perles publiques

Pêché sur le site femiforum

Quelques forumeuses sont en grande discussion sur le thème : est-ce que c'est gênant d'avoir un examen gynéco par un homme, est-ce que c'est pas mieux par une femme, etc... Et c'est là qu'un gynéco lance une grosse cylindrée dans la mare :

" On me pose parfois la question de ce que ça "fait" de voir des femmes se dénuder toute la journée. Je fais une réponse qui ne plaît pas, en général, aux femmes: Je me compare à un mécanicien. Quand il voit une belle voiture entrer dans le garage, il  apprécie, comme il apprécierait si il la voyait passer dans la rue. Mais dès qu'il ouvre le capot, qu'il a les mains dans le cambouis.. ca ne fait plus le même effet. Tous les  moteurs se ressemblent. Les femmes ont horreur qu'on les compare aux voitures. Mais là il ne s'agit pas d'une comparaison, il s'agit d'une explication. "

On avait donc tout faux, ce n'est même pas une pièce de viande que nous devenons sur la table à faire accoucher, c'est une pièce de mécanique dégoulinante de cambouis ! Imaginez un urologue qui comparerait tous les pénis examinés à des pompes à pétrole ... Cet amateur de belles carrossées nous explique pourtant bien quelque chose : comment il se protège lui psychologiquement. Tout simplement : il s'échappe dans un monde imaginaire. Car la réalité objective est indéniable, il examine des femmes en chair et en os et bien vivantes, pas des pièces de mécanique. Si la réalité de l'être vivant individuel et indivisible qu'il examine lui est insupportable, peut-être devrait-il se reconvertir en garagiste...
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Lundi 19 octobre 2009 1 19 /10 /Oct /2009 23:04
- Publié dans : Pêche aux perles publiques


Pêché dans l'Ecotidien, article " Accouchement à domicile: retour aux sources ou sources d'ennuis ? "

Un article de plus sur l'accouchement à domicile, un de plus qui tombe tête baissé dans toutes les chausses-trappes.  Les commentaires y sont allés de leur bon train, 130 au jour d'aujoud'hui ! Bonne lecture ;-)

" Retour aux sources "

Ca commence d'emblée très mal, par une confusion désastreuse, partagée et entretenue par tous les détracteurs de l'AAD. Non, l'AAD moderne n'est pas un retour aux sources. Il y a autant de points communs entre un accouchement à domicile d'il y a un siècle et un AAD moderne qu'entre une ruelle constellée d'ordures et d'excréments du bas Moyen Age et une usine de traitement des eaux usées moderne . Sophie Gamelin en a fait une excellente illustration sur son site : " l'AAD: entre hier et aujourd'hui ".

" [...] comme le souligne le CNGOF (Collège national des gynécologues et des obstétriciens français), c’est grâce à la médicalisation des naissances que le taux de mortalité des femmes en couches et des nourrissons a baissé dans les pays riches. "

Vous saviez ça vous ? C'est donc Zorro qui a inventé le réfrigérateur et le tout à l'égout, mince alors ! Le président du CNGOF n'est autre que Lansac dont le BooB avait déjà commenté des propos similaires dans "Peau de banane et tarte à la crème".  La médicalisation, et surtout le suivi des grossesses , a permis des progrès certes. Mais les deux causes majeures de diminution de la mortalité dans la population en général sont l'amélioration de l'hygiène et de la nutrition. Le complexe de Zorro fait souvent oublier aux gynobs ce petit détail.

 

" L’accouchement en maternité garantit davantage de sécurité qu’une naissance à la maison : « L’accouchement à domicile est totalement irresponsable. Non seulement la mère prend des risques pour sa santé, mais surtout elle met celle de son enfant en danger. Les urgences voient souvent arriver des cas extrêmes suites à des AAD », s’indigne Maryse, sage-femme en maternité."

Il y a pourtant des pays riches qui au contraire encouragent l'AAD, entre autres la Hollande et l'Angleterre. Mais bien sur les étrangers non cartésiens sont forcément des irresponsables. Si vraiment les urgences voyaient "souvent" arriver des cas extrèmes suite à des AADs, cela se saurait ... Ce "souvent" mériterait d'être chiffré par rapport au nombre total d'AAD en distinguant les AAD assistés par une sage-femme des ANA non assistés. Vraisemblablement cette sage-femme a été impressionnée par quelques rares cas, et du coup elle généralise. Ou commence le mensonge ?

" L’ACOG (American College of Obstetricians and Gynecologysts) désapprouve également ces pratiques : «  Une surveillance continue de la mère et du fœtus est essentielle car de graves complications durant l’accouchement peuvent survenir avec peu ou sans signes précurseurs, même dans le cas de grossesses à bas risques."

Fou-rire !!! Tout le monde sait que dans beaucoup de maternités les femmes en couche sont abandonnées à elles-même la majeure partie du temps. A l'inverse, le propre de l'AAD moderne c'est que la sage-femme est là en permanence pendant toute la durée du travail. Et même qu'elle vérifie l'état du bébé, si si.

" Ainsi, malgré l’aspect trop technique, impersonnel, de l’accouchement en maternité, le corps médical préconise la prudence, prioritaire lors de cet événement à risque qu’est l’accouchement. On ne peut en outre se baser sur les études démontrant que les AAD se déroulent statistiquement aussi bien que tout accouchement en maternité. En effet, les AAD ne concernent que des accouchements à très bas risques, les résultats sont de fait faussés."

Ou de l'art de déformer les faits pour voir midi à sa porte ... Oui, les ADD sont envisagés raisonnablement dans le cas de grossesse sans problème et à bas risque de complications lors de l'accouchement. Et dans ce cadre là, en incluant le suivi global, les études montrent qu'il n'y a pas plus de risque qu'à l'hôpital (en comparant les grossesses à bas risque, bien évidemment !).

Et pour finir, la cerise sur le gâteau :

"Néanmoins, les pro-AAD comme ses détracteurs s’accordent à dire que l’on ne peut qualifier une grossesse véritablement d’eutocique qu’après l’accouchement."

Les pro-AAD ont du sauter au plafond. Pas du tout, les pro-AAD, comme les hollandais, partent du point de vue que la majorité des grossesses et des accouchements peuvent se dérouler comme des processus physiologiques sans complications. La représentante du CIANE qui avait participé au groupe de travail de la HAS sur le suivi des "grossesses physiologiques" (devenu " Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées " ) en avait fait un article humoristique sur "Le dogme de l'obstétrique française" que je vous laisse découvrir ...



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Mardi 8 septembre 2009 2 08 /09 /Sep /2009 16:04
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Pêché dans Paris-Normandie, 31 août 2009 (d'autres journaux ont publié la même citation), "Les maisons de naissance à l'essai" .

Et c'est reparti pour un tour, revoilà les "maisons de naissance" à la une de la presse. Dans certains articles on pourrait croire que c'est tout nouveau, que enfin un décret va être à l'étude, et qu'on va les expérimenter, enfin .... Ca fait déjà plus de dix ans que ça dure. Mais le point de vue des gynobs prime : les maisons de naissance seront attenantes, ou ne seront pas. Autrement dit on va faire un décret pour mettre en place des salles nature ou pôles physiologiques. Pourquoi pas, il en faut aussi, mais ceux-ci n'ont pas besoin de décrets ... sauf que pas tout à fait ... les sages-femmes y seront réellement indépendante des médecins ? A voir ...  En tout cas, pour défendre son bifteak Le Dr.  Rozan, président du SYNGOF,  n'a pas pu  s'empêcher de plonger dans la mare :

Tant que les maisons de santé sont incluses dans une structure hospitalière, qu'il peut y avoir immédiatement un anesthésiste et un obstétricien pour faire une césarienne, ça ne nous gêne pas du tout "

Et un beau lapsus : maison de santé, au lieu de maison de naissance ...

" Par contre, nous ne voulons pas d'une maison de santé isolée dans la nature. Ce serait revenir en 1800. "

Sa machine à remonter le temps nécessite une révision d'urgence. En 1800, des maisons de santé existaient, mais pas les maisons de  naissance. Il ne s'agit donc pas d'un simple lapsus, mais d'une vrai confusion. En réalité, assis dans sa machine à remonter le temps, il est bien resté dans Paris, mais propulsé en l'an de grâce 2800. La machine a matérialisé son cauchemar : un grand Paris entièrement vide, où seuls les hôpitaux et les cliniques seraient encore debout. Parce que pour s'isoler dans la nature en plein Paris à moins de 30 minutes d'une maternité, il faut vraiment avoir rêvé.

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Mardi 8 septembre 2009 2 08 /09 /Sep /2009 16:03
- Publié dans : Pêche aux perles publiques

Pêché dans une "newsletter" (dites plutôt Pub) de Pampers, le géant mondial de la couche-culotte -jetable-à- élastique-super-antifuite-et-très-douce-pour-la-peau.

Si ils se contentaient de faire leur publicité, passe encore. Mais ils se croient obligés de donner de bons conseils rassurants :

" VOUS ENVISAGEZ DE RECOURIR À UNE ÉPISIOTOMIE ?
Cette procédure, qui est une petite incision chirurgicale pratiquée à la naissance, « permet d'élargir l'ouverture vaginale et d'aider le bébé à sortir plus facilement » explique le Dr Elaine Zwelling. Demandez à votre gynécologue quels sont ses avantages et ses inconvénients
."

Mais bien sûr, c'est comme pour la césarienne, depuis des décennies ce sont les femmes qui la demandent l'épisiotomie ! A la grande époque de l'épisiotomie "préventive", la majorité des femmes ignoraient en avoir subit une jusqu'à ce que le soignant daigne l'informer qu'il ou elle devait recoudre. C'est à tomber à la renverse, chez Pampers ce sont les femmes qui ont recours à l'épisiotomie. Elles amènent leurs ciseaux aussi ? Quant à la "petite incision" .... une petite énormité qui, remarquez-le, n'est pas vue chez Pampers pour protéger le périnée de la femme,mais uniquement pour que le bébé sorte plus vite. Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour son bébé, même se faire découper.

Sur le site lemondedesparents on ne fait guère mieux que chez Pampers :

"L'épisiotomie est un acte médical souvent redouté, alors qu'il s'agit d'une méthode qui, correctement utilisée, possède de nombreuses vertus."

Absolument aucune, sauf cas très exceptionnels. Vous ne me croyez pas ? C'est là que le CHU de Besançon botte en touche et fait échec et mat à Pampers et autres sites bisounours. Extrait d'un article paru dans Profession sages-femmes (septembre 2009) :

" En 2007, la maternité du CHU de Besançon ne réalisait plus que 3,4% d'épisiotomie, sans augmentation des déchirures périnéales graves. Un taux particulièrement bas, qui prouve que les recommandations du Collège national des gynécologues obstétriciens, préconisant une réduction à 30%, peuvent être dépassées. S'il fallait décerner un prix d'amélioration des pratiques professionnelles, la maternité du CHU de Besançon détiendrait sans doute celui du plus faible taux d'épisiotomie, atteint en un temps record. En 2003, le CHU de Besançon faisait 19% d'épisiotomies, un pourcentage déjà peu élevé par rapport à la moyenne nationale de 47%. Il passe à 10% après la publication des recommandations pour la pratique du CNGOF en 2006, pour atteindre 3,4% désormais! "

Il va sans dire que les bébés ne s'en portent pas plus mal non plus. Sortent-ils moins vite ? Peut-être un chouia, 10 minutes de plus 10 minutes de moins,  et alors ! A l'unanimité le BooB décerne un nénuphar d'or au CHU de Besançon !




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Mardi 8 septembre 2009 2 08 /09 /Sep /2009 16:02
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Pêché sur le site du CNGOF, rubrique Libres opinions.

Le BooB a une tendance certaine et indéniable au centrisme sur les usagers. Mais n'allez pas croire que les soignants ne sont pas eux aussi parfois victimes de désagréments ou d'absurdités. Ils ne sont pas trop coucounés les gynobs ces temps-ci. Certains usagers les secouent dans leurs fondements théologiques, l'état les pousse à la radinerie et au rendement, et en même temps des agences comme la HAS ont la prétention de mettre en place des protocoles de contrôle de leur boulot. EPP ça s'appelle : Evaluation des Pratiques Professionnelles. Parmi les pratiques en première ligne pour l'évaluation, les échographies pendant la grossesse, dont on sait la  qualité très fluctuante d'un praticien à un autre et pourtant fondamentale pour certains diagnostics.

Qu'à cela ne tienne s'était dit le Dr. Lenglet. Il s'y est lancé tout pétri de saine et naive volonté de s'améliorer. Evaluer les clichés d'échos c'est fon-da-men-tal, surtout pour mesurer correctement la clarté nucale au 1er trimestre (dépistage T21). Et voilà ce qui lui est tombé dessus :

" Suite à une 1ère EPP concluante d'échographie obstétricale sur l'échographie du 1er trimestre en 2008, j'ai décidé de poursuivre dans l'évaluation continue de cette pratique, somme toute novatrice et motivante, avec une deuxième évaluation en 2009 ... et je reçois un mail un peu gêné du Dr FRIES du CFEF, m'avertissant qu'ils n'ont pu procéder à mon évaluation sur ma série de 30 clichés de T1, sans rémunération faute de financement ... en clair, on réclame 75 Euros aux gynécologues obstétriciens sérieux et désireux d'être évalués (comme on nous le recommande ... à tous niveaux) ...  pour se faire évaluer sur la qualité de leur travail !! Non seulement il faut prendre le temps de garder et d'envoyer ces 30 clichés numérisés, non seulement faut-il avoir le courage de se prendre une éventuelle remarque quant à la qualité de son travail, mais en plus, désormais, il faut le payer de sa poche ..."

Par devoir d'information éclairée de nos jeunes étudiants en Médecine, ne devrait-on pas leur présenter notre spécialité telle quelle est: méprisée par les assureurs qui n'hésitent pas à vous éjecter (cf "ma Médicale de France" qui ne souhaite plus m'assurer à cause du potentiel judiciaire de ma spécialité ??? (devrait elle changer de nom ? La Médicale des farouches?)); chahutée par les patients exigeants et méfiants, et par les médias incultes en la matière amis avide de sensationnalisme et de traumatisme "psycho-monétaire
"

En clair il doit payer pour travailler et prendre le risque de se faire engueuler ! Il a bien raison de piquer sa rogne le Dr. Lenglet. Il s'en étrangle tellement qu'il en a oublié la sécu, le ministère de la santé, et la T2A. A ce tarif là l'EPP risque fort de tourner en eau de boudin. Dommage :-(
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Mardi 8 septembre 2009 2 08 /09 /Sep /2009 16:01
- Publié dans : Pêche aux perles publiques

Pêché dans un article de Côté Mômes, "Les doulas, un accompagnement controversé" :

Ah ces doulas... Ca les irrite, ça les titille, ça les prend à rebrousse-poil. Ca l'énerve tellement le Dr. Descamps, pourtant membre éminent du CNGOF, qu'au lieu d'utiliser son cortex pour descendre les doulas avec panache, il s'est laissé piégé dans le tout émotionnel :

" Le fait d'être maman ne confère pas automatiquement de compétences, s'emporte-t-il ".

Un demi-point pour lui, c'est juste et sujet à discussion dans les milieux débranchés (de la perfusion et du monito s'entend). Sans s'emporter il aurait eu un demi point de plus.

" Elle assistent simplement en tout et pour tout à six modules de formation de 18 heures. "

Ce pourrait être le temps minimal de formation à l'intelligence émotionnelle et à l'empathie qui manque à un certain nombre de soignants (pas à tous, certains l'ont naturellement et la développe; ceux-là on les remarque).

" Comment pourrais-t-on comparer les doulas aux sages-femmes qui sont astreintes à plusieurs années d'études obligatoires ? Aux obstétriciens qui suivent un très long cursus ? "

Plouf, il n'a pas vu le marécage et se retrouve tout crotté le Dr. Descamps. Il n'y a en effet aucun rapport, aucune comparaison. Il n'y a rien à comparer car doula n'est pas une profession médicale. Que ce soit côté doula, côté sages-femmes, côté gynobs, ou côté parents, le seul maitre mot à se graver dans le ciboulot serait : doula n'est pas une profession médicale.

" Je ne vois pas comment ces femmes seraient en mesure de réagir à d'éventuelles pathologies de l'accouchement. "

En effet, et elles n'ont pas à le faire. C'est le boulot de la sage-femme ou/et du gynobs. Corollaire : les doulas ne sont pas censées accompagner des accouchements sans assitance médicale.

" Ce n'est pas parce que l'on se casse une jambe qu'on peut devenir orthopédiste. "

Mais si ;-)  L'orthopédiste qui s'est cassé une jambe sait comment bouger ou s'asseoir avec un platre, que ça gratte, que la peau devient toute blanche et pèle, que ça fait mal, surtout la rééducation, toutes choses pratiques qu'on n'apprend pas à l'école de médecine. Il sait aussi comment nourrir sa jambe au sein, la materner, etc... ;-)

Passons sur - encore - la triste histoire du bébé décédé en Ariège que sages-femmes et gynobs agitent toujours en épouvantail alors que : 1) cette femme n'était pas doula, 2) on ne sait toujours pas de quoi le bébé est mort ni quelle est la responsabilité de cette sage-femme américaine dans le décès du bébé.

" Dernier grief fait aux doulas : leurs prestations, très onéreuses, ne seraient réservées qu'à une petite frange de personnes ultra-privilégiées. L'accompagnement global de la grossesse par la doula couterait ainsi entre 500 et 700 euros, non remboursés par la sécurité sociale. "

Et une césarienne de convenance à l'hôpital américain ou dans une clinique privée de Neuilly, ça coûte combien ? C'est amusant, les riches auraient donc le droit de s'offrir une césarienne, mais pas une doula. Lequel des deux est le plus dangereux, intéressante question.

" Cela me rappelle la mode des accouchements en piscine qui a laissé beaucoup de gamins handicapés. C'est un snobisme qui peut être dangereux, commente le Dr. Descamps. "

Accusation non chiffrée, non étayée, sans preuves. C'est l'argument par la terreur, affirmé par celui qui dit qu'il sait, lui. Sur le Boob c'est poubelle direct.

" Pour le Dr. Philippe Deschamps, une autre façon de répondre aux attentes des parents est de favoriser la création d'espaces physiologiques au sein même des maternités. Il faut arrêter d'opposer d'un côté l'ultra-médicalisation et de l'autre les personnes aptes à accompagner les couples. De mettre dos à dos la psychologie et la sécurité ... Ce ne sont pas des choses incompatibles."

Ces fichues doulas... C'est du poil à gratter dont sages-femmes et gynobs ne peuvent se débarasser. Ca gratte affreusement, ça gratte là où ça mal. Car la sage-femme interrogée dans l'article le dit, ce ne sont pas 4 ou 5 femmes en couche qu'elles surveillent en même temps, mais parfois jusqu'à 7 ou 8 !!! Le gynobs n'est plus le sauveur, mais une blouse qui passe en coup de vent sortir le gamin aux forceps. La sage-femme n'est plus la femme sage, mais une autre blouse qui passe en coup de vent faire un TV et rompre la poche des eaux.

Le poil à gratter des doulas : nous on est là tout le temps, pas vous... nous on écoute tout le temps, vous pas ... 

Chers sages-femmes et gynobs, ne vous trompez pas de cible. L'état des lieux est souvent consternant en termes de moyens humains et de stress, mais ni les doulas ni les parents n'en sont responsables. Faire des pôles physiologiques sans embaucher plus de sages-femmes pourrait bien ne pas arranger grand-chose. Démédicaliser les accouchements normaux sans chambouler la formation des soignants pourrait bien être un leurre. Les racines sont ailleurs. Les doulas n'en sont que le fruit. Fichu poil à gratter.

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